Fère-en-Tardenois < Aisne < Picardie
Une cabane perchée dans l'arbre, une nuit dans une maison de hobbit: un havre de paix pour passer un moment agréable en couple à 1h30 de Paris et 35 min. de Reims.
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Un peu d'histoire

Fère-en-Tardenois se situe entre Paris (100 km) et Reims (50 km) et est desservie par l'autoroute de l'Est. La commune est à 22 km de Château-Thierry et 25 km de Soissons.

Elle est également desservie par la ligne SNCF Paris-Reims depuis la gare de l'Est.

L'Ourcq, dont la source se situe à seulement quelques kilomètres de Fère-en-Tardenois, traverse la ville.

L'église Sainte Macre

Elle fut rebâtie au XVIe siècle et classée monument historique en 1920.

On peut y voir :

Les halles

Les anciennes halles au blé, classées monument historique en 1921, furent construites en 1540.

L'intérieur des halles Vue des ruines du château où l'on distingue un pavage qui était recouvert de graisses pour éviter toute montée

La chapelle de Villemoyenne

Chapelle classée en 1928.

LE Château de Fère-en-Tardenois

Histoire

Le château de Fère-en-Tardenois fut construit de 1206 à 1260 par Robert de Dreux, petit-fils de Louis VI le Gros, roi de France. Il appartint à la première maison Valois-Orléans, Valois-Angoulême. En 1528, La mère de François Ier l'offrit au connétable Anne de Montmorency pour son mariage. Celui-ci le fit transformer, il fit construire en particulier son grand pont couvert, attribué à l'architecte Jean Bullant. La Couronne le confisque après le supplice de Henry de Montmorency. Il est rendu peu après à Charlotte de Montmorency, épouse du Prince de Condé. Il passe donc à la branche cadette des Condé, les princes de Conti, et par la suite au duc d'Orléans, père de Philippe Égalité. Ce dernier le démolit en partie en 1779 pour faire de la popularité et en vend les matériaux et les meubles. Ses créanciers s'emparent du reste et le vendent aux enchères, à Paris en 1793. Les combats durant la guerre de 14-18 n'ont guère épargnés la commune. En témoigne un cimetière US situé à l'Est, au sortir de la ville. Les combats des 25 et 26 juillet furent particulièrement violents. Ceux-ci permirent un net recul du front allemand, de près de 15 kilomètres, dans les alentours de Château-Thierry.

Généralités


Le blason sculpté ornant l'une des piles du pont

Le château de Fère-en-Tardenois, classé monument historique, se caractérise principalement par la présence d'un pont monumental enjambant les douves (qui sont aujourd'hui à sec). Ce pont, qui, toutes proportions gardées, rappelle fortement le château de Chenonceau, comportait autrefois deux étages : le premier servait de passage tandis que l'étage supérieur était une salle consacrée au jeu et à la vie mondaine. Une large porte entourée de deux tourelles ouvre sur la cour, un heptagone irrégulier flanqué de sept tours circulaires aujourd'hui en ruines. Le domaine de chasse de près de 250 hectares appartenant autrefois au château est aujourd'hui propriété de l'état et constitue l'actuelle forêt de Fère-en-Tardenois. Le dernier propriétaire du château, Raymond de la Tramerie, enterré à proximité des ruines, en fit don au conseil général de l'Aisne. Le charme de ces ruines ainsi que la beauté des lieux font qu'un hôtel de luxe est installé dans des bâtiments d'époque à proximité du château.

Personnalités liées à la commune

  • Camille Claudel, sœur aînée de Paul Claudel, fut sculpteur, élève et maîtresse de Rodin, y naquit le 8 décembre 1864.
  • Honoré Lantenois, ingénieur du Corps des Mines10, il dirigea le Service géologique de l'Indochine (SGI). Il apparaît sous le pseudonyme de Tardenois dans le roman de Jacques Deprat, Herbert Wild de son nom de plume, roman autobiographique « à clefs » qui retrace l'affaire éponyme du point de vue de l'auteur 11
  • Désiré-Jules Lesguillier (homme politique) y mourut le 26 septembre 1889
  • Eugène Roques-Salvaza fut propriétaire du château, y mourut le 3 décembre 1875
  • Le groupe ALIS (Association Lieux Images et Sons) est implanté au moulin Canard depuis 1990. Fondé par Pierre Fourny en 1982, rejoint par Dominique Soria en 1984, ALIS est une compagnie de spectacles. Pierre Fourny est l'inventeur de la poésie à 2 mi-mots.
  • Étienne Moreau Nélaton (1859-1927) peintre, collectionneur et historien d'art français. Il consacra une partie de sa vie à Fère-en-Tardenois dont il fut un grand bienfaiteur. Il fit divers dons à l’église du même lieu. Il écrit l’histoire de cette bourgade en 3 tomes ainsi que celle "des Eglises de chez nous". Une rue porte son nom.
  • Jules Charbonniez, sorti de l'École polytechnique comme ingénieur, s'engagea en 1870 pour la durée de la guerre, quoique marié et père de famille ; sa belle conduite lui valut la croix de la Légion d'honneur. Il arriva à Fère en 1873 pour reprendre la fabrique du Moulin à Tan et c'est lui qui créa l'usine qui occupait avant la guerre de 1914, 500 ouvriers et ouvrières, et où il institua, en faveur de son personnel, différentes œuvres sociales telles que gratuités médicales et pharmaceutiques pour les ouvriers malades ou accidentés, indemnités journalières, secours aux femmes en couches, indemnités pour frais d'enterrement, création de maisons ouvrières. Plusieurs fois maire de Fère, on lui doit les services des eaux et du gaz, les fourneaux économiques (disparus depuis 1918), l'école des garçons, les abattoirs et la suppression de l'octroi ; avec M. Lesguillier, député, il fit toutes les démarches pour l'établissement de la gare où elle se trouve actuellement. C'est en revenant d'une réunion du conseil municipal qu'un grave accident devait le priver d'un œil et, sur ses dernières années, le rendre complètement aveugle. Une rue de Fère-en-Tardenois porte son nom.
  • Marcel Cheval né le 20 janvier 1913 à Fère-en-Tardenois. Il entra à la SNCF comme apprenti, avant d'y exercer la fonction d'ajusteur, puis de sous-chef de brigade pendant la 2e guerre mondiale. Membre de Turma Vengeance (corps francs SNCF), il a participé à des sabotages sur des locomotives remorquant des trains militaires allemands. Arrêté par la Gestapo le 17 décembre 1943 à Troyes où il était venu préparer de nouveaux sabotages, il a été incarcéré à la prison de Châlons-sur-Marne le 18, transféré à Reims le 19 pour y être interrogé, puis ramené à la prison de Châlons-sur-Marne, le 30 mai. Le 6 juin 1944, il a été condamné à mort par un tribunal militaire allemand et fusillé. Marié, il était père d'une petite fille née en 1940